Exploration géologique du Beni Mzab
Fiche de l’ouvrage
| Auteur | Ludovic VILLE |
|---|---|
| Première édition | 1867 |
| Type | Thèses |
| Format | |
| Taille | 68,24 Mo |
| Pages / minutes | 570 p. |
| Qualité numérique | Moyenne |
| Référence | VIL242011ARO |
Description complète
VILLE Ludovic, Exploration géologique du Beni Mzab, du Sahara et de la région des steppes de la Province d'Alger, 570 p.
J. Huguet souligne dans un article : Depuis les recherches de M. Ville, il ne restait plus guère de choses nouvelles à trouver.
Dans un magnifique ouvrage, cet auteur nous a laissé de magistrale description sur le système géologique, les sondages, et sur la composition chimique des eaux.
Ce régime des eaux, véritablement remarquable, est étudié avec soin par M. Ville.
De 1855 à 1863, L. Ville fait l'exploration géologique du Mzab, du Sahara et de la région des steppes de la province d'Alger.
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Présentation
L’auteur décrit les observations qu’il a faites dans le Sud, pendant le cours de quatre longs voyages qu’il a entrepris, de 1855 à 1863, pour faire la géologie de ces contrées lointaines, notamment sur la recherche des eaux jaillissantes.
Le travail se divise en huit parties :
Dans la première partie, qui comprend les chapitres I à V, l'auteur décrit les terrains quaternaires du Sahara et le terrain crétacé de la Chebka des Beni Mzab.
Le chapitre III traite de l’origine, des mœurs, de la religion et de l’organisation politique des Mozabites.
Le chapitre V contient une vue d’ensemble sur la constitution géologique du pays compris entre Negoussa et Laghouat. L’auteur y développe sa manière de voir sur la formation géologique des grandes dunes de sables qui limitent à l’ouest la Chabka des Beni Mzab.
Dans la deuxième partie, qui comprend le chapitre VI, l’auteur décrit la constitution géologique de la zone méridionale de la région des steppes, zone qui forme la lisière nord du Sahara. Il fait connaître les nombreuses cuvettes crétacées situées sur cette lisière, et notamment celles du Djebel Meïla, de l’Oued Mzi, du Djebel Boukhaïl. Il dérive ensuite les terrains crétacés et quaternaires qu’il trouve sur la route de Laghouat à Djelfa.
Dans la troisième partie, qui comprend les chapitre VII à XI, il décrit la constitution géologique de la zone centrale de la région des steppes qui constitue un bassin fermé, complètement isolé du bassin du Sahara au Sud et du bassin de la Méditerranée au Nord.
Il fait connaître successivement :
-Les terrains crétacés,
-Le terrain tertiaire supérieur,
-Le terrain quaternaire ou saharien,
-Les terrains éruptifs ou métamorphiques de cette région.
Parmi ces derniers terrains figurent les rochers de sel de Rang el-Melah et d’Aïn el-Hadjera.
Le chapitre X donne les coupes géologiques des sondages exécutés dans cette région.
Dans la quatrième partie, qui comprend les chapitres XII à XIX, il décrit la constitution géologique de la zone septentrionale de la région des steppes, dont les eaux s’écoulent au nord vers la Méditerranée par la grande coupure du Chélif, comprise entre Boughezoul, Boghari et Amoura.
Il fait connaître successivement :
-Le terrain jurassique,
-Les terrains crétacés,
-Le terrain nummulitique,
-Le terrain tertiaire moyen,
-Le terrain tertiaire supérieur,
-Le terrain quaternaire,
-Les terrains éruptifs ou métamorphiques de cette région.
Le chapitre XVIII donne les coupes géologiques des sondages exécutés dans la région des steppes, et indique les conséquences générales des faits présentés par l’exécution de ces sondages. On y trouve une comparaison de revient des sondages exécutés par le système Kind dans la province d’Alger et des sondages exécutés par le système Degousée dans la province de Constantine.
Ces prix de revient sont à peu près les mêmes pour des sondages de même profondeur.
La sixième partie, qui comprend les chapitres XXII et XXIII, renferme des considérations générales sur les sources naturelles du Sahara et de la région des steppes de la province d’Alger, et fait connaître la composition chimique des eaux de ces contrées. De même que dans la province de Constantine, on y voit que plusieurs de ces sources naturelles sont thermales simples, c’est-à-dire qu’elles doivent leur haute température à la profondeur d’où elles proviennent. L’auteur L. Ville fait connaître les rapports existant entre la composition et l’âge géologique des terrains traversés par les eaux.
Il a ramené à une même formule les eaux potables des divers groupes qu’il a dû établir. Ainsi, pour en poids de matière salines, il indique la proportion de divers genres de sels, chlorures, nitrates, sulfates, carbonates, silice et silicates, contenus dans la composition moyenne de chaque groupe d’eau. On voit ainsi facilement comment les eaux différent en passant d’un terrain à l’autre : c’est, du reste, l’ordre que nous avons suivi pour les eaux de la province de Constantine.
Dans la septième partie, qui comprend le chapitre XXIV et dernier, il indique la méthode qu’il a suivie pour le calcul des hauteurs barométriques, et il donne la description des trois grandes coupes de la planches VII. Ces coupes font connaître le relief et la constitution géologique du sol entre Negoussa et Alger, suivant une ligne menée approximativement du Sud au Nord. On y voit l’indication des principaux bassins artésiens de la province d’Alger.
Une série de six tableaux où sont classées toutes les données numériques disséminées dans le cours de ce travail. C'est ce que constitue la huitième partie.Des croquis concernant :
-Guerrara
-El Ateuf
-Bounoura
-Beni Isguen
-Ghardaïa / Mélika
-Berrianne
-Aspect de la Chebka sur l'Oued Ourighlou.

