L'Algérie de Le Corbusier
Fiche de l’ouvrage
| Auteur | Alex Gerber |
|---|---|
| Type | Thèses |
| Format | |
| Taille | 131,22 Mo |
| Pages / minutes | 498 p. |
| Qualité numérique | Excellente |
| Référence | BER2612012EDT |
Description complète
Alex Gerber, L'Algérie de Le Corbusier : les voyages de 1931. thèse, 1992, Jacques Gubler (Dir. ), 498 p.
Le Corbusier s'était énormément inspiré de l'architecture de la Casbah et du M'Zab.
Présentation
« Un jour, les relations de Le Corbusier avec l'Afrique du Nord devront être examinées séparément», écrit Stanislaus von Moos en 1968, un souhait qui disparaît dans les traductions remaniées de sa biographie. II nous encouragera, après notre retour d'Algérie, d'essayer de combler cette lacune.
Si comme le dit David Lowenthal avec perspicacité, «The Past is a Foreign Country», cette tâche d'historiographe est doublement difficile. Elle n'aurait pas pu être menée à bien sans le concours de personnes ayant reçu Le Corbusier à Alger; nous pensons, en particulier, à Jean de Maisonseul, ce peintre dont les expositions en France et ailleurs témoignent de son choix, celui de peindre plutôt que de vouloir rédiger des souvenirs personnels particulièrement riches.
Au premier et au deuxième chapitre nous faisons un vaste retour en arrière, remontant dans la vie de Le Corbusier jusqu'à son enfance, et nous essayons ensuite de comprendre le pourquoi d'une affinité élective avec l'Orient, celle que l'on rencontre chez de nombreux peintres de sa génération.
Le Corbusier avait écrit, à l'époque de «L'Esprit Nouveau», que la peinture était l'art le plus important. Une correspondance continue avec le peintre égyptien Samir Rafi, avec lequel il s'était entretenu à plusieurs reprises – en particulier au sujet du Purisme – nous a permis d'apprendre des détails importants sur les relations du célèbre architecte avec le monde arabo-islamique; pour lui une source d'inspiration continue.
Au troisième chapitre nous suivons les pas de Le Corbusier lors de sa découverte de la Casbah d'Alger. Son séjour à Mustapha-Supérieur nous rappelle que d'autres illustres Européens l'avaient précédé; nous pensons, surtout, à Eugène Fromentin (1820-1876), ce témoin lucide et sensible observant un pays qui vient de subir la conquête coloniale.
Le Corbusier donne deux conférences abordant, lors de la seconde, le problème spécifique que pose la ville à Alger. Si nous nous référons aux deux quotidiens principaux, alors politiquement assez proches du centre, leurs articles font preuve d'une curiosité amusée, mais critique. Les comptes-rendus les plus détaillés paraîtront dans «Chantiers nord-africains», une revue du bâtiment qui sera dirigée, plus tard, par Camille Lopez, «éditeur connu pour ses opinions communistes qu'il ne manifeste pas ouvertement» selon la police. II faut encore ajouter un fait important, l'accueil favorable de la jeunesse estudiantine, qui d'ailleurs, ne se démentira pas, ainsi que celui d'une intelligentsia libérale et internationaliste.
Le Corbusier tiendra sa promesse, celle de proposer des solutions urbanistiques. Lorsqu'il exposera ses projets pour Alger, deux ans plus tard, et ceci dans le cadre d'une exposition d'architecture et d'urbanisme, la réaction du grand public, face au plan Obus, sera celle de l'indifférence.
Au quatrième chapitre nous refaisons avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret le fameux voyage en voiture à travers l'Espagne, le Maroc et l'Algérie, ce voyage qui a été appelé un « secondo viaggio d'Oriente ». Ils découvrent, au M'Zab, à 650 km au sud d'Alger, ce qu'ils appellent «une véritable civilisation, vieille de mille ans.
Au cinquième chapitre nous quittons le domaine de l'histoire pour aborder celui de l'architecture; il s'agit d'ouvrir une discussion sur l'influence qu'a pu exercer sur Le Corbusier la fascination ressentie lors de ses visites de la Casbah et, surtout, après avoir vu les formes éblouissantes de l'architecture des hommes du désert. Nous commençons par évoquer la médina d'Alger où le patio de la maison-type est un élément reconnu de l'appartement de luxe du plan Obus, celui du Redent de Fort-l'Empereur. Nous avons superposé ce plan au fond de plan utilisé en 1931. On constate ainsi ce que l'on savait déjà : seule la version «A» respecte le maintien du périmètre de la Casbah, toutefois en courant le risque de ne pas pouvoir prévoir l'influence qu'elle aurait exercée à la longue sur la ville ancienne. Le Corbusier ne tient pas à maintenir la plus belle place d'Alger, celle qui s'appelle, aujourd'hui, la «Place des Martyrs». Quant aux palais et mosquées de la Basse-Casbah et du quartier de la Marine, ils sont préservés comme des bibelots précieux rangés dans une vitrine.
En effet, ils sont maintenus dans un environnement artificiel, composé d'espaces verts implantés sur le terrain naturel : ils deviennent la mémoire ou – selon la formule utilisée par Pierre Sady – «le passé à réaction poétique».
Lorsque Le Corbusier ira trouver Edouard Trouin pour discuter avec lui au sujet de la forme qu'il fallait donner aux futurs logements des pèlerins visitant la Ste Baume, ils se souviendront tous les deux de la Casbah d'Alger. Elle fut alors considérée comme un modèle, au même titre que Venise. Dans un texte publié par Trouin dans la presse locale, les deux variantes proposées seront donc appelées, soit «La Casbah», soit «Venise». Cette cité ne se réalisera pas, mais son projet inspirera de nombreux architectes.
En ce qui concerne le M'Zab, toujours au sujet de la question de savoir si son architecture a servi de modèle, Le Corbusier s'est gardé de se prononcer. Il se contentera de publier le récit de ses voyages ou fera la comparaison entre l'architecture des soi-disant «Barbares» et celle des Européens, si désastreuse selon-lui.
Nous nous sommes contentés de décrire ses croquis faits sur place, en particulier celui qui représente la cour de la mosquée de Ghardaïa, encore aujourd'hui la seule mosquée urbaine accessible aux non-musulmans. Il subsiste un relevé de l'état primitif de la mosquée, inédit d'Yves Bonète, qui a bien voulu nous en autoriser la publication.
Il s'agissait pour Le Corbusier, lors de ses projets de l'après-guerre, de vouloir retrouver ce qu'il a alors appelé «architecture éternelle de la Méditerranée"; il dira, au sujet de la chapelle de Ronchamp, qu'elle lui avait permis le retour aux origines. Quelques illustrations, jointes au texte, permettent aux lecteurs de cette thèse de se faire une opinion au sujet de ce que l'on pourrait appeler une citation, au sens littéraire, de l'architecture du M'Zab.
Le Corbusier avait tenu à ce que l'on organise un congrès des CIAM à Alger, d'abord en 1933, puis dans les années cinquante. La guerre de libération a probablement anéanti cette seconde tentative. Selon lui, elle aurait été une occasion permettant aux participants de visiter «Ghardaïa et son oasis» et, évidemment, la Casbah.
Beaucoup d'indices prouvent, en effet, l'attachement de Le Corbusier à l'Algérie. On peut supposer que ce pays a été son jardin secret. Au mois de juillet 1965, au moment où il sera occupé à relire ses textes qui seront publiés à titre posthume – il s'agit de son «Voyage d'Orient» – Le Corbusier fit appeler Manuelle Roche qui avait déposé chez lui son dossier de photos du M'Zab. Elle pouvait ainsi observer un homme qui lui semblait usé et fatigué. Comme d'habitude, quand on lui montrait quelque chose, il parlait peu; finalement, son attention fut accaparée par des vues intérieures de la mosquée d'Ammi Saïd et elle l'entendait s'écrier : «C'est admirable». Grâce à ses photos – elles seront publiées – on s'imagine mieux ce qu'il a pu voir là-bas et elles nous font regretter la démolition de plusieurs bâtiments et ponts dont les origines datent de plusieurs siècles, vaincus par le monde soi-disant moderne.
Jean de Maisonseul – nous l'avons évoqué au début – de par sa formation d'architecte et d'urbaniste, a bien voulu nous communiquer ce que, d'après lui, l'Algérie a pu apporter à Le Corbusier; ce témoignage, venant de la part de celui qui a été son guide dans la médina d'Alger, avant de devenir son ami, ce témoignage nous sert de conclusion :
«Il me parait que la synthèse de l'aventure de Le Corbusier en Algérie est d'y avoir retrouvé la plastique de la Méditerranée découverte dans son périple de jeunesse, la retrouvant dans l'échelle humaine de ses architectures. II se libéra du Purisme en dessinant les corps nus des filles dans les mêmes maisons qu'il mesurait. Une lente maturation le conduisit ainsi de l'architecture moderne de structures transparentes à une plastique pleine, classique, du volume sous la lumière…»
Abstract
«Some day, the traffic of ideas between North Africa and Le Corbusier should form the subject of a separate study».
Quote from «Le Corbusier - Elemente einer Synthese» by Stanislaus von Moos. Frauenfeld. Verlag Huber, 1968.
Chapter 1
The motivations behind a young man's overwhelming desire to visit the Orient are presented. In Le Corbusier's case, it was the idea of the «Grand Tour» which at that time was a normal way of completing one's education, and this long journey brought him to a fundamental conclusion : In Architecture, everything has continually to be started afresh. And this belief opened a door which led Le Corbusier to become «The Architect of the Century» (title of an exhibition of his work in London 1987). L'Auteur
Chapter 2
The demonstrable empathy between Le Corbusier and the Orient was already apparent in the early years at La Chaux-de-Fonds. This was later to be of great influence on the part taken by his education and development.
The most important facts of his voyages of discovery of the Orient are as follows :
1911 : Bulgaria, Turkey and Greece
1931 : Morocco and above all Algeria
1951 : India, in particular the Punjab
Chapter 3 and 4
Le Corbusier's first journeys to North Africa left the strongest impressions. In spring 1931, he visited Algiers, both the modern city and the old part of the town, the famous Casbah. He gave two lectures. In the following summer, he visited the oasis in the valley of M'Zab. For the already famous architect, the meeting with a 1000 year old civilisation became the highlight of the so called "Second Journey to the Orient» (Francesco Tentori).
Both these chapters describe historical events. The problem with this is summed up by David Lowenthal's metaphor «The past is a foreign Country». Thus the author's task is doubly difficult, since the past, already a foreign country metaphorically speaking, is to be described in one that is so literally as well. However, the French Louis Miquel, Edmond Charlot and Jean de Maisonseul, who have lived in Algeria, were friends of Le Corbusier and thus able to provide useful insights, for which the author is grateful.
Le Corbusier's view of Algeria from the inside with, – his «Eyes that see», – was greatly helped by his knowledge of Islamic culture. If one overlays the impressions of earlier travelers with those of Le Corbusier and also of his successors, a rough outline of contours emerges, which can provide a farely accurate picture of his true relationship with that country. This country, for which he elaborated many major projects – unfortunately never built, – yet gave him much.
Chapter 5
The main subject in the last part of the thesis is Le Corbusier's admiration of traditional architecture.
The construction plans of the Casbah surveyed by students from the school of Architecture in Algiers reveal the historic area of the city on the edge of ruin. The houses are quite unknown. Grateful thanks are due to Professor Delhoum for his cooperation.
Concerning the M'Zab, his architecture is well known. Our thesis refers to books giving an excellent documentation; one of them had been studied by Le Corbusier with great attention (La Civilisation urbaine au M'Zab by Marcel Mercier. Algiers, 1922).
5.1 and 5.2
Le Corbusier's relations to the Casbah of Algiers and the valley of M'Zab are analysed. They create the basis of a discussion: To what extent was this architecture a stimulation reflected in the buildings and the projects? Did he ever quote the architecture or even copy it ? However, to have done this would have been incompatible with the idea of architecture.
Le Corbusier would never be interested in such or similar accusations. He wrote over and over again of the importance of restoring the timeless and eternal architecture of the Mediterranean with modern tools. This task took place in his subconscious, since he recognized himself as a human being from the Mediterranean area, an area with an endless horizon.
5.3
Le Corbusier left Algeria in 1942 for good and he never explicitly referred this country again (Poésie sur Alger, published in 1951, had been written at this moment). His reason for this silence may be explained by himself : «The true world is unveiled to those who are committed to it, to those who serve it». His frustrations relating to his unbuilt projects were probably increased during the 50's and the construction boom surrounding them.
According to Le Corbusier, the Mozabites, those Puritans of the desert, were the «Islamic Huguenots» ; their intelligence, their diligence, their frugal way of life within a political system based on social justice due to stringent religious roles made it possible.
Le Corbusier designated the «Holy City» of M'Zab, Beni-Isguen, as «Ville Radieuse», as «Sparkling City». All his life, this name signified the city which he had dreamt of building.
However, for many architects, the valley of M'Zab with its five towns was and still is an «inexhaustible source» (Jean Bossu) or even a «Lesson» (Pierre-André Emery and André Ravéreau).
Conclusion
Jean de Maisonseul, Le Corbusier's guide during his visits to the Casbah, has attempted to distill the essence of the experience of Algeria upon his friend :
«It seems to me that Le Corbusier found the expression of the «World of Design» which belonged to the Mediterranean, parallel to those he had discovered as a young man in his travels to the Orient : A soft architecture without ornaments, a white architecture on the human scale... harmony. Drawing nude women in the same Casbah which he had surveyed in every detail, liberated him from Purism. During the course of a long period of maturation, Le Corbusier liberated Modern Architecture of the 30's from its transparent structures as he chose more to use full volumes as classical architecture had done».
Sommaire
Chapitre 1
Les motivations désir irrésistible d'un jeune homme de visiter l'Orient sont présentés. Dans le cas de Le Corbusier, il a été l'idée du «Grand Tour», qui à cette époque était une façon normale de terminer l'éducation l'une, et ce long voyage l'a amené à une conclusion fondamentale: En architecture, tout a continuellement pour être démarré à nouveau. Et cette croyance a ouvert une porte qui conduit Le Corbusier pour devenir «The Architect of the Century» (titre d'une exposition de son travail à Londres, 1987).
Chapitre 2
L'empathie démontrable entre Le Corbusier et l'Orient était déjà apparente dans les premières années à La Chaux-de-Fonds. Ce fut plus tard pour être d'une grande influence sur la part prise par son éducation et le développement.
Les faits les plus importants de ses voyages de découverte de l'Orient sont comme suit :
1911: la Bulgarie, la Turquie et la Grèce
1931: le Maroc et l'Algérie avant tout
1951: l'Inde, en particulier au Pendjab
Chapitre 3 et 4
Premiers voyages de Le Corbusier en Afrique du Nord reste la plus forte impression. Au printemps 1931, il s'est rendu à Alger, à la fois la ville moderne et la vieille partie de la ville, la Casbah célèbre. Il a donné deux conférences. Dans l'été suivant, il a visité l'oasis de la vallée du M'Zab. Pour l'architecte déjà célèbre, la rencontre avec une civilisation de 1000 ans est devenu le point culminant de ce qu'on appelle le «deuxième voyage à l'Orient» (Francesco Tentori).
Ces deux chapitres décrivent les événements historiques. Le problème avec ceci est résumée par la métaphore de David Lowenthal «Le passé est un pays étranger». Ainsi la tâche de l'auteur est doublement difficile, car le passé, déjà dans un pays étranger métaphoriquement parlant, est d'être décrit dans celui qui est tellement littéralement aussi bien. Cependant, le français Louis Miquel, Edmond Charlot et Jean de Maisonseul, qui ont vécu en Algérie, étaient des amis de Le Corbusier et donc en mesure de fournir des indications utiles, dont l'auteur est reconnaissant.
Vue de Le Corbusier de l'Algérie de l'intérieur avec, - ses «yeux qui voient», - a été grandement aidé par sa connaissance de la culture islamique. Si on superpose les impressions des voyageurs antérieurs à ceux de Le Corbusier et aussi de ses successeurs, une ébauche des contours émerge, ce qui peut donner une image précise de son farely vraie relation avec ce pays. Ce pays, pour lequel il a élaboré de nombreux projets majeurs - malheureusement jamais construit, - encore lui donna beaucoup.
Chapitre 5
Le sujet principal dans la dernière partie de la thèse est l'admiration de Le Corbusier sur l'architecture traditionnelle.
Les plans de construction de la Casbah interrogés par des étudiants de l'école d'architecture à Alger révèlent le quartier historique de la ville sur le bord de la ruine. Les maisons sont tout à fait inconnu. Remerciements sont dus au Professeur Delhoum pour sa coopération.
Concernant le M'Zab, son architecture est bien connue. Notre thèse se réfère aux livres donnant une excellente documentation; l'un d'eux avait été étudié par Le Corbusier avec une grande attention (La Civilisation urbaine au M'Zab par Marcel Mercier Alger, 1922.).
5.1 et 5.2
Les relations de Le Corbusier à la Casbah d'Alger et de la vallée du M'Zab sont analysés. Ils créent la base d'une discussion: Dans quelle mesure cette architecture une stimulation reflète dans les bâtiments et les projets ? At-il jamais citant l'architecture ou même de le copier ? Cependant, pour avoir fait cela aurait été incompatible avec l'idée de l'architecture.
Le Corbusier ne serait jamais intéressé à de telles accusations ou similaire. Il a écrit maintes et maintes fois de l'importance de restaurer l'architecture intemporelle et éternelle de la Méditerranée avec des outils modernes. Cette tâche a eu lieu dans son subconscient, puisque lui-même reconnu comme un être humain de la région méditerranéenne, une région avec un horizon infini.
5.3
Le Corbusier a quitté l'Algérie en 1942 pour de bon et il n'a jamais explicitement mentionné ce pays nouveau (Poésie sur Alger, publié en 1951, avait été écrit à ce moment). Sa raison de ce silence peut être expliqué par lui-même: «Le véritable monde est dévoilée à ceux qui se sont engagés à lui, à ceux qui le servent». Ses frustrations relatives à ses projets non construits ont probablement augmenté durant les années 50 et le boom de la construction qui les entourent.
Selon Le Corbusier, les Mozabites, ces puritains du désert, étaient les «huguenots islamique»; leur intelligence, leur diligence, leur mode de vie frugal dans un système politique fondé sur la justice sociale en raison de sévères rôles religieux ont rendu possible.
Le Corbusier a désigné la «Ville Sainte» du M'Zab, Beni-Isguen, comme «Ville Radieuse», comme «ville pétillante». Toute sa vie, ce nom signifiait la ville dont il avait rêvé de bâtir.
Cependant, pour beaucoup d'architectes, la vallée du M'Zab avec ses cinq communes a été et est toujours une «source inépuisable» (Jean Bossu) ou encore une «leçon» (Pierre-André Emery et André Ravéreau).
Conclusion
Jean de Maisonseul, guide de Le Corbusier lors de ses visites à la Casbah, a tenté de distiller l'essence de l'expérience de l'Algérie lors de son ami :
«Il me semble que Le Corbusier trouve l'expression de la« World of Design » qui appartenait à la Méditerranée, parallèlement à celles qu'il avait découvert un jeune homme dans ses voyages en Orient : Une architecture souple, sans ornements, une architecture blanche à l'échelle humaine ... l'harmonie. Dessin de femmes nues dans le même Casbah dont il avait arpenté dans tous les détails, lui libéré de purisme. Au cours d'une longue période de maturation, Le Corbusier libéré l'architecture moderne des années 30 à partir de ses structures transparentes comme il a choisi d'utiliser des volumes plus complète que l'architecture classique avait fait».

