Trimardeur
Fiche de lâouvrage
| Auteur | Isabelle Eberhardt |
|---|---|
| Type | Livres |
| Format | |
| Taille | 893,61 Ko |
| Pages / minutes | 186 p. |
| Qualité numérique | N/A |
| Référence | EBE140113-1 |
Description complĂšte
Isabelle Eberhardt, Trimardeur, préface de Victor Barrucand, 186 p. (Voir la Présentation).
N.B. Cette Ă©dition a fait lâobjet dâune composition intĂ©grale par notre Ă©quipe eBox Ăditions. Le texte a Ă©tĂ© entiĂšrement saisi et restructurĂ© avec une mise en forme et une mise en page soignĂ©es afin d'offrir un confort de lecture optimal.
Présentation
HantĂ©e par le sentiment dâune fin tragique, Isabelle Eberhardt nous avait laissĂ© ses papiers, sa correspondance, ses Ă©bauches et ses notes, quand elle nous quitta pour la derniĂšre fois. [...]
Pour la placer au-dessus des attaques qui auraient pu dĂ©shonorer une certaine presse algĂ©roise, nous avons sauvĂ© des eaux et de lâoubli les vestiges de son labeur et de sa fraĂźche imagination, nous les avons restaurĂ©s, nous y avons mĂȘlĂ© fraternellement son Ăąme majeure. Par ainsi nous avons Ă©tabli hautement son nom. [...]
La philosophie Ă©vasive de Trimardeur, sây affirme dĂ©jĂ dans le renoncement au bonheur sĂ©dentaire et dans lâinstinct de nomadisme qui porta le vieux TolstoĂŻ Ă abandonner son foyer pour prendre la route quand il sentit venir la mort. [...]
Son jeune trimardeur, Dmitri Orschanow, lui ressemble comme un frĂšre, mais pas plus â et nous prĂ©cisons : Elle sâĂ©tait souvent inspirĂ©e Ă ses dĂ©buts du caractĂšre et des aventures dĂ©routantes dâAugustin de MoĂ«rder, son demi-frĂšre, qui, brusquement quittant GenĂšve en 1895, sâĂ©tait engagĂ© Ă la LĂ©gion ĂtrangĂšre comme Nicolas, son frĂšre aĂźnĂ©. [âŠ]
Lâengagement de ses frĂšres Ă la LĂ©gion avait vivement impressionnĂ© Isabelle Eberhardt encore adolescente.[âŠ]
Six jours aprĂšs, sortie trop tĂŽt de lâhĂŽpital, elle trouvait la mort dans la catastrophe dâAĂŻn-Sefra. PrĂšs de son corps, presque sous sa main, on avait retrouvĂ© tout dâabord un manuscrit de Trimardeur, ou plutĂŽt un dossier composĂ© de deux versions diffĂ©rentes, inĂ©galement poussĂ©es, et des variantes.
Ces Ă©tats prĂ©paratoires dâune ĆuvrĂ© inachevĂ©e nous furent remis par M. Sliman Ehnhi qui nous demanda, au nom de sa femme, dâen tirer si possible une conclusion.
Son dĂ©sir sâaccordait trop bien avec le nĂŽtre, avec le vif dĂ©sir que nous avions dâhonorer le nom de celle que nous considĂ©rions comme notre sĆur vaillante et forte pour quâil nây fĂ»t pas donnĂ© une suite immĂ©diate. Câest ainsi que parut, dĂšs la fin de novembre, la partie posthume du roman, avec quelques allĂšgements, des retouches et des additions de texte qui nous paraissaient alors nĂ©cessaires pour affirmer la thĂšse interrompue.[âŠ]
Il y avait lĂ un grand sujet dramatique. Nous ne croyons pas cependant quâIsabelle Eberhardt aurait orientĂ© Trimardeur dans ce sens.[...]
Il sâannonçait alors dâune façon idyllique, et ne prit forme et couleur quâavec les impressions de voyage ; mais il nâest pas indiffĂ©rent de savoir que sous la rude vie cavaliĂšre dâIsabelle Eberhardt se cachait jalousement une Ăąme de jeune fille.
ModifiĂ© plusieurs fois pour prĂȘter Ă plus de scĂšnes, Trimardeur conserve un reflet du caractĂšre mystique, et sensuel de son auteur, mais on ne doit pas y chercher une autobiographie. (PrĂ©face, extrait, 1921).
