Voyage chez les Beni-Mzab
Fiche de lâouvrage
| Auteur | Alfred Chobaut |
|---|---|
| PremiÚre édition | 1898 |
| Type | Livres |
| Format | |
| Taille | 2,62 Mo |
| Pages / minutes | 120 p. |
| Qualité numérique | N/A |
| Référence | CHO011128-1 |
Description complĂšte
CHOBAUT Alfred (Dr.), Voyage chez les Beni-Mzab (Sud de la province d'Alger) : Contribution à l'étude de la faune entomologique du Sahara algérienne, 120 p.
NB. Cette Ă©dition a fait lâobjet dâune composition intĂ©grale par notre Ă©quipe eBox Ăditions. Le texte a Ă©tĂ© entiĂšrement saisi, corrigĂ© et restructurĂ© avec une mise en forme et une mise en page soignĂ©es afin d'offrir un confort de lecture optimal.
RĂ©cit dâun voyage scientifique qui a durĂ© un mois, du samedi 1er mai au dimanche 30 mai 1897.
« Ce que je puis affirmer, câest que de tous les voyages que jâai faits en AlgĂ©rie, câest celui-ci qui mâa causĂ© le plus de plaisir, laissĂ© le plus de souvenirs, montrĂ© le mieux ce pays curieux dans toute sa saisissante rĂ©alitĂ© ». (L'Auteur).
Présentation
Plusieurs voyageurs dans le sud de lâAlgĂ©rie mâavaient dĂ©jĂ fait connaĂźtre ce merveilleux pays des oasis et mâavaient permis dâĂ©tudier leur faune si caractĂ©ristique.
En 1894 et en 1895, jâavais explorĂ© Biskra et ses environs, Biskra, cette riche contrĂ©e, dâoĂč tant de naturalistes ont rapportĂ© du nouveau dans toutes les branches de lâhistoire naturelle.
En 1896, le sud oranais mâavait initiĂ© aux formes remarquables des ĂȘtres que recĂšlent ses vastes plaines dâalfa, ses montagnes pelĂ©es, ses dunes gigantesques, qui, Ă AĂŻn-Sefra, par exemple, forment une vĂ©ritable chaine des collines de sable rouge, sur une longueur dâenviron quarante kilomĂštres. Ayant donc dĂ©jĂ vite la partie mĂ©ridionale des provinces de Constantine et dâOran, il me restait Ă connaĂźtre le sud de la province dâAlger.
JâhĂ©sitais cependant Ă entreprendre un voyage quâon dĂ©peint comme fatigant et ennuyeux. Sâil est pĂ©nible, en effet, quel plaisir nâen rapporte t-on pas en revanche ?
Dans les provinces de Constantines et dâOran, le chemin de fer sâavance assez loin dans le sud, jusquâĂ Biskra dans la premiĂšre jusquâĂ AĂŻn-Sefra dans la seconde. Par contre, dans le dĂ©partement dâAlger, la voie ferrĂ©e sâarrĂȘte encore Ă Berrouaghia, câest-Ă -dire immĂ©diatement aprĂšs avoir franchi les montagnes de lâAtlas tellien. Câest en diligence, combien peu confortable, et sur des routes, combien mal tracĂ©es et mal entretenues, mĂ©ritant plutĂŽt le nom de pistes, quâil faut franchir tout le reste de trajet.
AttirĂ© donc par le dĂ©sir de complĂ©ter ma connaissance du sud algĂ©rien, jâavais une autre raison pour entreprendre ce voyage lâannĂ©e derniĂšre.
A GhardaĂŻa, dans le Mzab, se trouvait un des mes bons amis, M. B. Bayonne, receveur des postes et tĂ©lĂ©graphes, qui mâavait envoyĂ© souvent de nombreux objets dâhistoire naturelle, surtout des insectes, dont je mâoccupe plus spĂ©cialement.
A diffĂ©rentes reprises, il mâavait offert lâhospitalitĂ© dans ce pays lointain, oĂč il nây avait plus ni hĂŽtel, ni restaurant, ni cafĂ©, rien pour hĂ©berger le malheureux voyageur Ă©garĂ© dans cette partie du Sahara. Je tenais Ă le remercier en personne de sa prĂ©cieuse collaboration, et Ă lâengager Ă continuer ses recherches, qui ont Ă©tĂ© en effet, de plus en plus fructueuses, en mĂȘme temps quâĂ profiter de sa gracieuse invitation, occasion pour moi unique.
Aussi voilĂ pourquoi, le samedi 1er mai 1897, dĂ©barrassĂ© des soucis de la clientĂšle, joyeux Ă la perspective dâun mois de libertĂ© et de vie au grand air, le cĆur un peut gros tout de mĂȘme des adieux Ă ma petite famille, qui je quittais Avignon de bon matin, pour arriver Ă Marseille quelques heures aprĂšs.
...
A midi 13, la sirĂšne du navire mugit et fait longuement retentir les Ă©chos dâalentour. Pendant que nous dĂ©marrons, la cliche du bord nous invite Ă passer Ă table.
La mer Ă©tant trĂšs calme, je ne suis nullement indisposĂ© et jâai fait honneur au dĂ©jeuner, tout en voyant dĂ©filer sous mes yeux, Ă travers les hublots, la pointe dâEndoume, hĂ©rissĂ©e de canons, les bains des Catalans, les riches villas et les bois de pins de la cĂ©lĂšbre Corniche, la plage du Prado, les roches du cap Croisette, puis lâĂźle de MaĂŻre avec ses dentelles de rochers blanchĂątres qui la font ressembler Ă quelques gigantesque iceberg perdu dans ce coin de la MĂ©diterranĂ©e.
AprĂšs, câest la pleine mer. Vers 3 heures, nous perdons la terre de vue. Jâai ne pas le mal de mer Ă vrai dire, mais je ne me sens pas bien et jâai la tĂȘte un peu lourde. Je me rĂ©fugie dans ma cabine et je me plonge dans la lecture dâun roman qui vient de paraĂźtre.
...
Dimanche 2 mai :
...
(Extrait de : CHOBAUT Alfred (Dr.), Voyage chez les Beni-Mzab : Contribution à l'étude de la faune entomologique du Sahara algérienne).

